Retour à la préhistoire au Parc National Torotoro
Après avoir bien profité de la Bolivie côté ville, on repart dans un coin un peu plus perdu : le Parc National Torotoro.
C’est l’occasion pour nous de partir à la recherche des traces laissées par les dinosaures, et d’admirer une ville de pierre : la Ciudad de Itas.
On prendra également le temps (et le courage surtout !) d’explorer la grotte d’Umajalanta, ainsi que le Canyon de Torotoro et El Vergel.

Comment se rendre à Torotoro ?
Qui dit coin perdu, dit galère pour s’y rendre ! Forcément…
Pour se rendre à Torotoro, ce n’est pas si compliqué que ça. Ce qu’il faut, c’est commencer par se rendre à Cochabamba, par bus depuis Sucre. De là, vous arriverez au terminal de bus qui vous permettra de trouver ensuite votre prochain départ vers Torotoro.
La route vers Torotoro est vraiment très belle, profitez-en bien pour ouvrir les yeux ! On ne va pas se mentir, le trajet entre Cochabamba et Torotoro peut être douloureux. Nous on l’a fait dans un petit mini-bus, et à la fin on avait vraiment mal aux fesses. On était un peu serré dans le véhicule, et avec les sacs, ça n’aide pas.


Mais lorsque vous arrivez dans la vallée précédant celle du village de Torotoro, avec une route qui longe une rivière et cette roche rouge qui vous entoure, vous êtes largement récompensés ! Puis la route serpente pour remonter, et devant vous vous apercevrez enfin Torotoro dans une vallée entourée de formations rocheuses qui font penser à des dents de dinosaures !
Empreintes du passé
Pour profiter des environs de Torotoro, c’est assez simple. Rendez-vous sur la place principale, celle avec les dinosaures (rassurez-vous, eux sont faux…). Là, vous trouverez le poste des gardiens du parc national.
Ici vous pourrez planifier vos excursions. Le mieux étant de vous grouper avec d’autres touristes qui seraient là en même temps que vous. Nous, on tombe sur un couple de français, Aurore et Sébastien, qui viennent du sud de la France. Avec une japonaise, on arrive à monter un groupe pour aller explorer le coin.
Première excursion, le Canyon de Torotoro. Mais pour y arriver, il faut marcher depuis la ville. Donc notre guide en profite pour nous faire faire une superbe balade dans le parc, en passant par divers endroits où l’on aperçoit des empreintes de dinosaures fossilisées !
Honnêtement, ça n’a pas l’air de grand chose dit comme ça. Et comme tout le monde, on en a vu des vieux dinos dans des musées, et des fossiles dans des vitrines… Mais là, ça prend une autre ampleur, car on marche dans leurs pas. On est au même endroit qu’eux, quelques millions d’années plus tard (je vous vends bien le truc non ?).
Le Canyon de Torotoro
En poursuivant notre randonnée dans le parc national de Torotoro, on se met à suivre l’ancien cours d’eau d’une rivière, avec des formations rocheuses assez sympas à voir, notamment une sorte d’amphithéâtre creusé par l’eau.


On débouche ainsi devant le Canyon de Torotoro, avec une passerelle permettant de bien se mettre au cœur de la scène ! Cardiaques et personnes ayant le vertige s’abstenir…

La suite va nous emmener au plus profond du Canyon.
El Vergel, cascade paradisiaque
Notre guide nous emmène maintenant sur un petit sentier sur les bords du Canyon, afin de descendre. Attention, c’est assez pentu, mais ça se fait bien quand même. Prévoyez les bâtons si vous avez des genoux fragiles.

On continue de longer le fond du Canyon, jusqu’à une sorte de jardin d’Eden, la cascade d’El Vergel ! Dans cet environnement très sec, c’est une source de fraicheur et de verdure incroyable. Notre guide nous dit que c’est une rivière souterraine qui vient alimenter cette cascade.

On profite du lieu quelques instants après cette descente un peu éprouvante, et on se met à faire quelques photos pour immortaliser la scène.
La Ciudad de Itas
L’après-midi, notre guide nous conduit à une vingtaine de kilomètres du village pour aller voir la ville de pierres : la Ciudad de Itas.
La Ciudad de Itas, c’est une série de labyrinthes que l’on parcours au milieu de toutes ces fantastiques formations rocheuses. On voit des éléphants, des prêtres, des ponts, des grenouilles, et toutes autres choses que l’on se plait d’imaginer dans ses roches multicolores. C’est vraiment très très beau, et il y a même à certains endroits des peintures rupestres encore visibles.
La grotte d’Umajalanta
Le moment sensations fortes n’est pourtant toujours pas arrivé… On nous avait demandé la veille si certains d’entre nous étaient claustrophobes, ou si nous étions ok pour ramper coincés dans un espace de 50cm, dans la grotte d’Umajalanta à des dizaines de mètres sous terre…
Je vous avoue que moi je n’étais pas très chaud, mais on a finalement décidé de se lancer ! Seules Aurore et notre amie japonaise ont préféré rester nous attendre en surface, pendant que le reste du groupe s’enfonçait dans la sombre grotte, creusée par une ancienne rivière.
Je crois avoir rarement été autant mal à l’aise et ébloui à la fois ! L’activité spéléologique en elle-même est super, on passe par des petites passerelles de bois au-dessus d’un vide sans fin, on fait du toboggan, on utilise des cordes et des échelles, on rampe entre les parois, c’est flippant, mais super fun à faire au final !
La seule chose où Morgane et moi avons pris l’option 2 (ouf !), c’était un petit trou de souris par lequel notre guide voulait me faire passer en premier. Le prenant pour un homme plein d’humour, je ne l’ai pas cru quand il m’a demandé de m’y faufiler. Alors je lui ai dit d’y aller d’abord ! Et là je vois mon ami bolivien qui se dandine comme un petit serpent à travers ce trou de 3cm² (à peu près…). Sébastien a été plus courageux que nous et l’a suivi…
Arrivés au fond de la grotte, on débouche sur une petit lac dans les ténèbres les plus totales, où vivent des petits poissons-chats albinos ! Un truc de fou… Mais qu’est-ce qu’ils font là ??? Après ça, il nous faut 10 minutes pour rejoindre la surface, en prenant un chemin direct vers la sortie (moins fun, mais plus facile et rassurant…).
Quitter l’Altiplano
Depuis San Pedro de Atacama au Chili, on a enchainé les endroits merveilleux, les découvertes hallucinantes, et il nous faut maintenant quitter cette région incroyable pour la pré-jungle de Samaipata… Pas facile, mais c’est pourtant bien là que nous attendent nos prochaines aventures en Bolivie !
On a en tout cas fait une belle rencontre de plus avec Aurore et Sébastien. Qui sait si nous les recroiserons un jour… (en attendant, merci pour vos photos !)